Organisation Performante

La valeur métier dans les systèmes agiles

valeur métier

Dans les cadres de travail agiles, comme Scrum, la production de valeur est mise en avant et se nomme valeur métier (business value en anglais). Elle sert notamment à prioriser les fonctionnalités dans le backlog, mais pas seulement. Nous allons voir les raisons pour lesquelles son rôle est crucial.

Qu’est-ce que la valeur métier ?

Dans les systèmes agiles, la valeur n’est pas toujours clairement définie. La valeur métier est aussi appelée valeur économique. Elle se base sur un rapport coûts et bénéfices. En effet, elle est déterminée par plusieurs caractéristiques : la valeur commerciale (ce produit me fait gagner ou économiser de l’argent), la valeur marché (clients potentiels), valeur sociale (statut social) et la valeur temporelle (gain à long terme). Ces critères définissent ainsi la valeur métier qui sera attribuée à chaque fonctionnalité du produit pour les prioriser.

Prioriser par la valeur et mesurer la valeur créée

Prioriser par la valeur, dans Scrum ou SAFe, c’est identifier les fonctions qui sont plus ou moins importantes. Elles ne seront pas forcément développées en premier, mais cela aide surtout à ne pas travailler sur ce qui n’apporte pas de valeur. 

La mesure de la valeur conduit au ROI (Retour sur investissement en français), défini par le rapport entre les dépenses et les gains.

Évaluer le ROI sur deux niveaux

Il s’évalue à deux niveaux : à la maille de l’entreprise et à celle du backlog.

Premièrement, à l’échelle de l’entreprise, on va définir un ROI stratégique en établissant des hypothèses de revenus et de dépenses. L’exploitation du produit permettra alors de les vérifier. En cas d’écart, l’organisation devra en tirer les enseignements pour s’améliorer.

Deuxièmement, au niveau du backlog, on parle de ROI opérationnel. Il faut identifier les fonctionnalités qui possèdent le plus de valeur. Elles reçoivent alors un indice arbitraire (valeur métier) qui répond à deux exigences : il est unique (deux éléments ne peuvent avoir le même indice) et son écart est suffisamment grand pour tenir compte de la variabilité du backlog. Par exemple, pour 100 éléments, l’écart sera compris entre 10 et 1000 points. Dans Scrum, le product owner, responsable du backlog, assume cette tâche. Il va calculer son ROI en divisant les valeurs métier (de 10 à 1000) par les points de complexité. 

Dans les user stories de Scrum, on utilise l’expression : « En tant qu’utilisateur je veux — verbe d’action — afin d’obtenir un bénéfice ». Ce dernier est la valeur métier. Le User story se résume à qui (utilisateur), quoi (action) et pourquoi (bénéfice).

Sensibiliser les parties prenantes à la valeur métier 

Pour sensibiliser les acteurs du projet, on explicite alors le plus clairement possible les user stories. Sur les outils de gestion agile comme Jira ou Trello, on peut afficher les valeurs métier pour chaque fonctionnalité (user story). Pour que les parties prenantes s’approprient la valeur et priorisent les tâches on a recours à deux méthodes. MoSCoW, utilisée dans Scrum, correspond à

Dans SAFe, on emploie la formule WSJF (Weight Shortest Job First) qui, comme son nom l’indique, consiste à accorder une priorité de réalisation plus haute aux fonctionnalités les plus importantes et les plus courtes. Elle se base sur le coût de retard. Ces deux méthodes assurent ainsi aux équipes agiles de pouvoir déterminer leur valeur métier et calculer leur ROI.

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Nidhal

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