La blockchain ou la confiance sans intermédiaire

Confiance blockchain

Initialement liée aux cryptomonnaies, la technologie de la blockchain intéresse désormais d’autres secteurs. Sa conception et son mode de fonctionnement expliquent comment la blockchain génère de la « confiance numérique ». Elle illustre le passage d’un système centralisé à un système décentralisé distribué qui fonctionne sans intermédiaire. 

Un bref historique de la blockchain jusqu’à sa confiance numérique

Dans les années 80, une idée de projet sur la monnaie électronique anonyme basée sur le chiffrement est apparue, pour contourner le contrôle des Etats et des banques. David Chaum développe DigiCash qui se base sur la cryptographie et la décentralisation du réseau. Mais, le projet se solde par un échec ; notamment dû à sa difficulté d’utilisation. Par la suite, Scott Stornetta met au point la technologie de la blockchain. Notamment avec la signature électronique qui comprend l’horodatage des documents.

La crise économique de 2008 va être le déclic qui va donner naissance aux cryptomonnaies et l’explosion de la technologie blockchain. La perte de confiance envers les institutions financières et le sentiment que des intermédiaires jouent avec l’argent d’usagers vont ainsi contribuer au succès de ces devises numériques. La première d’entre elles, Bitcoin, a été conçue par Satoshi Nakamoto (un pseudonyme). 

L’objectif de la blockchain vise à rendre inutile l’existence d’un « tiers de confiance ». Grâce à un système de confiance distribué permettant de constituer une sorte de grand livre comptable infalsifiable.

Deux définitions de la blockchain

Selon Jean-Paul Delahaye, mathématicien, la blockchain peut se concevoir comme un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et qui est indestructible. Un livre comptable immuable, car la blockchain n’utilise que deux opérations : écriture et lecture, pas de mise à jour et pas de suppression. 

Il existe aussi une définition beaucoup plus technique. C’est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant également sans organe central de contrôle. C’est un registre distribué, une base de données décentralisée qui contient tout l’historique des échanges réalisés entre des utilisateurs depuis sa création. À l’inverse d’une solution centralisée où les données sont stockées sur les serveurs d’une seule entreprise, ici les données sont dupliquées et stockées sur les serveurs de tous les acteurs participant au réseau blockchain, accentuant la confiance envers celle-ci. 

La blockchain reste une solution collaborative. Plus elle est utilisée, plus sa communauté s’élargit et plus sa sécurité grandit. Les différents utilisateurs se partagent à travers elle des données, sans intermédiaire. Ce qui permet alors éventuellement à chacun de vérifier la validité de la chaîne.

La confiance envers la blockchain et les cryptomonnaies 

La technologie de la blockchain repose initialement sur l’utilisation d’une monnaie virtuelle. Cette dernière n’est pas duplicable et ne nécessite aucun tiers de confiance pour qu’elle soit stockée et validée. Les plus connues se nomment Bitcoin et Ether. Les cours de ces devises sont non encadrés et dépendent uniquement de l’offre et de la demande. En fait, il existe deux types de cryptoactifs : les crypto monnaies (coins) et les jetons (tokens).

Les Bitcoins et autres sont en concurrence avec la monnaie existante et l’or. Ils ont pour vocation de les remplacer à l’échelle mondiale. Les coins doivent être « minables » (voir la nécessité du hachage), car cette activité est nécessaire pour faire fonctionner la blockchain liée aux coins. 

Le Bitcoin, né de la technologie blockchain, est considéré comme un système de paiement numérique de pair à pair.

Les transactions sont vérifiées et exécutées par un réseau informatique décentralisé. Ce réseau se compose de mineurs et de nœuds. Pour obtenir des bitcoins, on peut les accepter comme paiement pour des biens, des services ou un salaire ou encore en les minant. La majorité des personnes choisissent de les acheter. La transaction bitcoin prend en moyenne 10 minutes, le temps qu’elle soit vérifiée et intégrée dans un bloc. 

Les jetons sont des actifs numériques émis et échangeables sur une blockchain. Il peut être achetable en cryptoactifs et parfois aussi en monnaie classique (en euro par exemple) et revendu sur une plateforme d’échanges. 

Ce que Bitcoin a fait pour l’argent, Ethereum (et sa monnaie l’Ether) le fait pour les « contrats ». L’innovation d’Ethereum réside dans la rédaction des smart contracts. Ces contrats numériques fonctionnent sur le mode « si cela se produit » alors « il se passera telle chose ».

La nécessité du hachage

Sans la confirmation et la production des hashs de transaction, la blockchain ne serait pas inaltérable et ne serait pas protégée de toute attaque du réseau. La production des hashs nécessite des machines puissantes qui peuvent résoudre des calculs complexes afin de garantir l’intégrité et l’immuabilité. L’intermédiaire est remplacé par la vérification collective du système, ce qui offre un degré élevé de traçabilité, de sécurité et de rapidité. Le travail de ces machines est appelé le minage. L’algorithme de consensus vérifie les soldes et les signatures, la confirmation des transactions et l’exécution réelle de la validation des blocs.

Ce qu’il faut retenir c’est que la technologie blockchain est arrivée avec une philosophie de transformation digitale afin de passer d’un système centralisé à un système décentralisé distribué qui fonctionne sans intermédiaire. Les garanties de sécurité, d’intégrité, de traçabilité offertes par la blockchain sont à même d’intéresser de nombreux secteurs.

Merci à Eya qui a co-écrit cet article !


Timothée de LyonMes sujets préférés sont les données, les besoins métier et… le Développement Durable! Croyez-moi les 3 s’associent très bien!

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