Le Design Thinking : pour une vision à long terme

Design Thinking

La crise sanitaire que nous traversons n’a pas fini de bouleverser nos comportements, tant au niveau personnel, professionnel, économique ou social. Ainsi beaucoup d’entreprises ont dû s’adapter, très souvent à marche forcée à de nouvelles pratiques, notamment le Design Thinking, en rupture profonde avec un passé pas si lointain. Tout cela pour, soit se développer dans de nouveaux créneaux, limiter la casse ou simplement survivre. Et ce dans un contexte où les transformations s’accélèrent chaque jour un peu plus. 

Parmi les impacts les plus saillants, on retrouve l’absence de visibilité sur les budgets durant cette période. Cette tendance semble perdurer même après un éventuel retour à la normale. Dont ni la date ni les conditions ne semblent certains. 

Or la vision, soit-elle à court, moyen ou long terme, est un élément fondateur de la stratégie d’une entreprise. Sans elle, l’échec est quasi assuré, et les différentes Directions se retrouvent confrontées à des budgets obsolètes , asynchrones avec une réalité qui les rattrape. Elles se tournent alors de plus en plus vers des processus plus agiles et rapides, ne disposant ni d’outil ou de maîtrise de ces derniers, souvent par réaction aux contraintes du peu de visibilité dont elles disposent. 

L’aide à la prise de décision

Les directions, autant Métier que IT, ont besoin de vision à court/moyen terme, puisque le marché semble devenir continuellement ”perturbateur ”. Ceci astreint le choix des organisations à miser davantage sur une vision de 3 à 6 mois. Voire un an dans les scenarii les plus optimistes. De plus, cela met l’accent sur l’agilité et la rapidité des cycles prévisionnels.

Rapide, car ils doivent servir à la prise de décision. Il ne sert à rien d’avoir une vision à long terme avec des informations détaillées si celles-ci permettront de prendre des décisions qui arriveront trop tard ou ne correspondront pas à un levier sur lequel l’opérationnel pourra agir. 

Dans une étude récente de Bain & Company, dans  64% des cas, les données prévisionnelles sont obsolètes au moment où elles sont publiées.

Cette crise représente une opportunité unique pour accompagner ses clients et collaborateurs à naviguer dans ce que désormais tout le monde appelle le “New Normal”. En proposant des solutions tailor-made basées sur des méthodes innovantes comme le Design Thinking , on pousse l’adoption afin que le concept prenne plus de place dans le quotidien de toutes les Directions.

Design Thinking : Qu’est ce que c’est?

Petit rappel 

Le Design Thinking n’est pas une propriété exclusive des designers. En effet, tous les grands innovateurs de la littérature, de l’art, de la musique, des sciences, de l’ingénierie et des affaires l’ont pratiqué. Alors, pourquoi l’appeler Design Thinking? La particularité du Design Thinking est basée sur des processus de travail des concepteurs qui peuvent nous aider à extraire, enseigner, apprendre et appliquer systématiquement ces techniques centrées sur l’humain. Ainsi, elles peuvent résoudre les problèmes de manière créative et innovante. Et cela dans nos conceptions, dans nos entreprises, dans nos pays et dans nos vies.

Certaines des plus grandes marques mondiales, telles qu’Apple, Google, Samsung et GE, ont rapidement adopté l’approche Design Thinking. D’ailleurs, on l’enseigne aussi dans de prestigieuses universités à travers le monde, notamment Stanford, Harvard ou le MIT.
Mais savez-vous ce qu’est le Design Thinking? Et pourquoi est-ce si populaire ?
Nous allons vous expliquer ce que c’est, et pourquoi on le demande tant !

Le Design Thinking se base sur un profond intérêt à comprendre les besoins des personnes pour lesquelles nous concevons les produits ou services. Cela nous aide à observer et à développer l’empathie avec l’utilisateur ciblé ainsi que dans le processus de questionnement : quel est le problème? Quelles sont les hypothèses de solutions ? Comment les challenger ?
Le Design Thinking est extrêmement utile pour adresser des problèmes mal définis ou inconnus. En recadrant le problème sur l’humain, en créant de nombreuses sessions de réflexions/idées. Ou encore en adoptant une approche pratique par le prototypage et les tests. Tout cela implique également une expérimentation continue : esquisser, prototyper, tester et essayer des concepts et des idées.

Quelles sont les phases du Design Thinking ?

Il existe de nombreuses variantes du processus de Design Thinking actuellement utilisées, qui comportent de trois à sept phases. Cependant, toutes les variantes du Design Thinking sont très similaires et incarnent les mêmes principes. Principes décrits pour la première fois par le lauréat du prix Nobel Herbert Simon dans The Sciences of the Artificial en 1969.
Ici, nous nous concentrerons sur le modèle en cinq phases proposé par le Hasso-Plattner Institute of Design à Stanford. Nous avons choisi cette approche car elle est souvent abordée avec nos clients.

  1. Empathie – avec vos utilisateurs
  2. Définition- des besoins de vos utilisateurs, leurs problèmes et vos propositions
  3. Idéation – en remettant en question les hypothèses et en générant mutuellement des idées pour des solutions innovantes
  4. Prototypage – pour commencer à créer des solutions
  5. Test – solutions

Il est important de noter que les cinq étapes ne sont pas toujours séquentielles. Elles ne doivent suivre aucun ordre spécifique et peuvent souvent se produire en parallèle et se répéter de manière itérative. Compte tenu de cela, il ne faut pas comprendre les phases comme un processus hiérarchique ou étape par étape. Il faut plutôt les regarder comme un aperçu des modes ou des phases contribuant à un projet innovant, et qui pourraient être reconstituées par la suite.

Grâce au Design thinking, quelles recommandations retenir pour réduire la myopie quand on évoque la vision à long terme ?

Pour pallier cette nouvelle tendance, je proposerais :

  • Des diagnostics flashs en format design thinking qu’on appelle “fast ateliers”. Et ce pour éviter des coûts de mise en place de dispositifs encore plus importants. 
  • Une vulgarisation des business models et métiers. De sorte que toutes les fonctions d’une entreprise opèrent entre elles à travers une compréhension commune des enjeux de chacune. 
  • Des réponses aux objectifs à court terme en modélisant “ des business model synthétiques/ one page” et mettre en avant les options stratégiques à retenir. 
  • Une pratique de la compréhension par le Reverse Mentoring et réflexion continue sur les modèles d’amélioration de chacun

Merci à Adil pour la rédaction de cet article.
Si vous avez des questions concernant le Design Thinking ou les méthodes Agiles, Nidhal Daghrir pourra vous aiguiller !

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